La folie sur quatre roues

Ariel Atom 4RR : 780 ch par tonne

L'Ariel Atom est une fusée maintenue par des tubes, construite par des fous – c'est ainsi que Jeremy Clarkson l'a résumée. Mais il y a encore plus fou. Pour son anniversaire, la 4RR est la plus extrême des Atom jamais construites : 525 ch pour à peine 670 kg.

Publié le 14.04.2026

« C’est comme être attaché à un feu d’artifice », a supplié Jeremy Clarkson, la légende de Top Gear, en testant l’impitoyable Atom. « Ce n’est pas une voiture. C’est une machine de circuit. Une sorte d’engin squelettique conçu par des fous », tel fut son verdict légendaire. Que dirait-il du modèle anniversaire ? Probablement qu’il n’y a qu’un seul type de public pour ça : tous ceux pour qui une Lamborghini est trop molle et une moto trop sûre.

L’Ariel Atom 4RR est sans doute l’Atom la plus extrême de tous les temps. Pas de toit, pas de portes, pas de compromis. En contrepartie : 525 ch pour à peine 670 kg. Soit environ 780 ch par tonne. L’Ariel Atom 4RR n’est pas une voiture. C’est une expérience à la limite.

Voiture de course basée sur une Honda

Le moteur est basé sur le célèbre 2,0 litres turbo de la Honda Civic Type R. Mais pour l’Ariel, il a été massivement remanié. Composants forgés, lubrification à carter sec, turbo plus gros avec une pression de suralimentation d’environ 1,6 à 1,7 bar, plage de régime supérieure à 8 000 tr/min. Si vous ne souhaitez pas rédiger votre testament tout de suite, vous pouvez également la configurer avec moins de puissance. Bien sûr.

La transmission s’effectue via une boîte de vitesses séquentielle à six rapports de Quaife avec palettes au volant. L’embrayage ? On n’en a besoin que pour démarrer. Ensuite, on passe les vitesses à la volée, comme dans une voiture de course GT3. Elle passe de 0 à 100 km/h en environ 2,7 secondes. La vitesse maximale se situe – selon le réglage – entre 270 et 280 km/h. Et tout cela dans une voiture décapotable, maintenue par quelques tubes.

La légèreté comme religion

L'Atom reste fidèle à lui-même même dans sa version anniversaire : un châssis tubulaire à la place d'une carrosserie, un châssis renforcé – sans prise de poids. À cela s'ajoutent des amortisseurs Öhlins TTX, une suspension à poussoirs réglable et des freins AP Racing sur toutes les roues. Les éléments en carbone ont été encore optimisés, notamment pour un meilleur refroidissement. Car avec une telle puissance, la chaleur est le seul véritable adversaire.

Tout est fabriqué à la main à Crewkerne (Royaume-Uni) – exclusivement sur commande. Ariel ne communique pas de chiffre officiel, mais la production reste traditionnellement limitée. Le prix : environ 280 000 dollars, soit, selon le taux de change, environ un quart de million de francs.

Photos : Ariel

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