

Le Roadster-fusée d’Elon Musk
Comment présenter un nouveau modèle de voiture ? En lui faisant faire un saut périlleux arrière, bien sûr. Sur le site d’essais de SpaceX au Texas, Elon Musk a organisé un spectacle automobile digne d’un cirque, avec en prime l’annonce d’un lancement de fusée.
« C’est une blague, non ? » Tels étaient, en substance, les commentaires suscités par ce qui est sans doute la présentation automobile la plus bizarre depuis, euh, le Tesla Cybertruck. Un Roadster a roulé la tête en bas le long d’une rampe incurvée. Un autre a effectué un saut périlleux dans les airs. Et comme si cela ne suffisait pas, un prototype a même sauté par-dessus cinq Tesla garées.
L’astuce derrière tout cela vient de l’aérospatiale. Tesla combine la propulsion électrique à des buses à air comprimé qui génèrent une poussée supplémentaire. Le « Rocket Pack » prévoit l’installation de dix de ces buses. Cela permet au Roadster non seulement d’accélérer, mais aussi de décoller brièvement du sol.

L’adhérence au sol est quant à elle assurée par de puissants ventilateurs qui aspirent l’air sous le véhicule. Ce principe est bien connu dans le monde des voitures de course. Sauf que Tesla semble vouloir pousser le concept si loin que le Roadster pourrait même rouler la tête en bas.
De zéro à l’absurde

Les performances annoncées ressemblent à une erreur d’impression. Pour la version la plus extrême, Tesla promet une accélération de 0 à 60 mph, soit un peu moins de 97 km/h, en 0,55 seconde. Lors de la présentation, un temps de 0,81 seconde a été démontré. Ces valeurs n’ont toutefois pas été confirmées par des sources indépendantes.

Trois variantes sont prévues : Performance, Thrust et Rocket. Alors que la version de base passe encore pour une super-voiture électrique relativement conventionnelle, la version Rocket, avec ses buses à air comprimé, devient une expérience monoplace sur roues. Elle n’est pas destinée à être homologuée pour la circulation routière.

Une puissance de plus de 1 000 kW, une vitesse de pointe supérieure à 370 km/h et une autonomie de plus de 480 kilomètres sont également évoquées. Reste à voir ce qui sera effectivement produit en série.

Le nouveau Roadster est désormais capable de faire des sauts périlleux, de bondir et de rouler la tête en bas. Il y a toutefois une discipline qu’il ne maîtrise toujours pas : se présenter chez le client. Tesla avait déjà présenté le Roadster en 2017. À l’époque, il devait arriver sur les routes en 2020. Nous sommes désormais en 2026, et Musk promet une production pour 2028. Ou s’agissait-il simplement, une fois de plus, d’un spectacle farfelu d’Elon Musk ? Nous verrons bien.

Photos : Tesla


